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Muscles en souffrance

Courbature

Définition et causes
Les courbatures se traduisent par une douleur musculaire qui apparaît après l'exercice et peut durer de 24 à 48h. Elles sont principalement dues à trois causes :
Des petits épanchements de sang provoqués par rupture des capillaires sanguins
Une accumulation de déchets (acidité, ammoniac…) dans le muscle
Un épuisement des stocks de glycogène (pour un rappel sur le glycogène et les aliments vous pouvez vous rendre au secteur énergie ).

Soins

Un bon bain chaud, des massages, des étirements doux et une alimentation adaptée 

La contraction Musculaire

DÉFINITION:
Contraction douloureuse, involontaire et durable d’un certain nombre de fibres musculaires au sein d’un même muscle.

La contracture peut être due:

A un sur­menage important du muscle. Le sportif a dépassé la résistance physique de ce dernier. Cette contracture traduit une souffrance musculaire.

 

SYMPTÔMES
La douleur va apparaître progressivement lors de ta pratique d’activités intenses. La douleur est très loca­lisée. La palpation permet de ressentir une zone indurée, voire de véritables cordes au sein du muscle. Le muscle est douloureux sur la partie contracturée, lors de l’étirement passif et lors de la contraction contre résistance.

Contracture par réflexe (mécanisme de défense)

Il s’agit en fait d’un véritable réflexe de défense lié à un dysfonctionnement ostéo-ligamentaire entraîné par un traumatisme. Ce réflexe, consécutif à la douleur, vise à réduire le déplacement des segments de membres ou des articulations pour éviter l’aggravation (torticolis, lumbago). Il se produit alors un blocage.

 

LE PREMIER GESTE
Le traitement consiste essentiellement à appliquer de la chaleur au niveau de la contracture.
Appliquer une compresse chaude enveloppée dans un linge sur la région contracturée pendant 20 à 30 minutes.
Pratiquer un massage doux avec une pommade myo­relaxante type Srilane®.

Le soir

Prendre un bain chaud. Monter la température à la limite du supportable (40-42 en fonction des sensi­bilités individuelles). Rester 10 minutes.

Faire attention en sortant du bain, car la tête peut tourner du fait de la vasodilatation importante (la chaleur dilate les vaisseaux sanguins alors que le froid les rétracte).

Mettre un peignoir et s'allonger dans un endroit confortable et frais en surélevant les jambes. Rester 10 minutes.

Au coucher

Mettre en place un pansement occlusif avec une pom­made décontracturanic (Srilane®).

Le lendemain

Appliquer des emplâtres chauffants (Capsic®, Elastocapsil®) deux fois par jour pendant deux jours.

Au bout de 48 heures, les étirements seront débutés progressivement.

 

A NE PAS FAIRE
Appliquer du froid
Se faire manipuler par son compagnon de jeux
Courir en cas de torticolis

 

DÉLAIS DE REPRISE


 5 à 7 jours avec reprise progressive de jogging de 30 minutes tous les 2-3 jours pendant 1 semaine
Contracture réflexe: elle est fonction du diagnostic lésionnel établi par le médecin.

 

La contusion

 

1/ Généralités.

 

Elle est plus ou moins grave en fonction de l’importance du choc. Elle se manifeste par une douleur musculaire localisée au point d’impact, un œdème et un hématome qui sont d’autant plus importants et profonds que le choc est important.

Un hématome profond du muscle peut être équivalent à une déchirure. Le délai d’indisponibilité varie de quelques jours à un mois en fonction de la gravité.

2/ Traitement.


En premier lieu, comme pour les traumatismes musculaires en général, il ne faut pas continuer à tout prix l’activité sportive en cours ou pratiquer des massages. Il faut éviter l’œdème par la cryothérapie (traitement par le froid sous forme de bombe), la compression (mousse et bande élastique), et la surélévation du membre.

Les anti-inflammatoires ne sont pas conseillés au tout début car ils empêchent l’inflammation qui est un phénomène physiologique favorisant la cicatrisation.
La physiothérapie, les décontracturants et des antalgiques à base de paracétamol permettent d’atténuer les phénomènes douloureux.

Attention : l’aspirine favorise les saignements et peut aggraver un hématome musculaire.

A partir du deuxième jour, les anti-inflammatoires peuvent être utilisés ainsi que les décontracturants et la physiothérapie. A partir du troisième jour, les muscles sont sollicités par la rééducation (étirements, musculation, proprioception). L’entraînement peut reprendre dès le cinquième jour, avec une rééducation plus centrée sur le sport en question. Le muscle lésé est surveillé pendant un à trois mois. A noter qu'une grosse contusion peut entraîner la constitution d'un hématome qu'il faut parfois évacuer.

Une échographie musculaire est parfois demandée pour juger de la présence d'un hématome et de la nécessité d'une ponction ou non.

L’élongation

L'élongation qualifie quelquefois l'accident musculaire plus ou moins bénin qui est secondaire à un étirement excessif d'un muscle ayant dépassé ses possibilités normales d'élasticité. Le plus souvent ce genre d'incident survient lors  d'une activité sportive effectuée dans des conditions néfastes voire dangereuses sans avoir pris soin de s'échauffer au préalable.

Il est nécessaire de différencier l'élongation du claquage musculaire qui se traduit par une douleur vive, brutale, associée le plus souvent à un bruit caractéristique est secondaire à la rupture de quelques fibres musculaires après un effort violent correspondant une déchirure c'est-à-dire une atteinte musculaire importante. Il entraîne un gonflement du mollet en quelques minutes, visualisé par l'échographie qui permet de mettre évidence un hématome. Son traitement consiste à appliquer du froid sur la région lésée et à la mettre au repos. L'intervention chirurgicale ne doit être entreprise qu'en présence de lésions importantes (rupture totale) chez les sportifs généralement, nécessitant le plus souvent une réinsertion du muscle sur le tendon


Les symptômes d'une élongation traumatique sont :
Douleurs limitant l'activité sans qu'il y ait pour autant de lésions anatomiques de la fibre musculaire elle-même .
Claquage ou déchirure correspondant à une lésion plus grave de la fibre musculaire elle-même dont l'élongation et quelquefois le premier stade.

 

La déchirure (ou claquage) musculaire est réellement la rupture d’un faisceau de fibres musculaires.

« C’est le joueur de football qui s’écroule en pleine course » . Au toucher, le muscle est réellement « coupé » en deux, il existe un creux entre les deux moitiés de masses musculaires. On voit un gonflement, une ecchymose (un bleu) et la blessure est très douloureuse. En fonction du degré d’impotence (d’incapacité de faire fonctionner le muscle), on jugera de l’importance de la lésion.

A faire

mettre de la glace
mettre le muscle en question au repos absolu (béquilles,…)
« contenir », emballer le muscle dans un bandage serré.
Consulter rapidement

A ne pas faire

masser. Le massage va aggraver le traumatisme en torturant les fibres rompues.
continuer à utiliser le muscle en se disant que « ce n’est pas grave » ou reprendre trop rapidement la mise sous tension du muscle. Une période de cicatrisation de minimum trois semaines est indispensable si on ne veut pas garder de séquelles.

 

La crampe, survenant pendant la pratique d’un sport, est une contraction involontaire, transitoire et douloureuse d’un muscle, le plus souvent dans les membres inférieurs, dont les muscles se tétanisent quelques secondes ou minutes à cause des toxines accumulées. En effet, cette contraction résulte de la transformation des glucides en acide lactique. Elle peut survenir pendant ou juste après un effort (il existe aussi des crampes nocturnes, dont l’origine est encore mal connue).La crampe est favorisée par un effort prolongé, la chaleur, le froid, la fatigue, un mouvement mal exécuté, la déshydratation, l’abus d’excitants ou une carence en minéraux, des chaussures défectueuses...Il existe différentes raisons qui expliquent la crampe. La première, une mauvaise hydratation : nous le savons tous, la chaleur métabolique due à l’effort, la suée et parfois le manque d’apport liquidien sont en amont et en aval des facteurs de dégradation ou de non-reconstitution du capital hydrique. La seconde, la perte d’oligo-éléments : calcium, magnésium et potassium sont consommés à l’effort, et pour peu que le capital de base soit faible, il pourra apparaître une crampe qui est le témoin de la perturbation de la contractilité musculaire efficace. Le muscle a en effet besoin de ces oligo-éléments pour accomplir un cycle contractile.En dehors d’une surconsommation, on peut mettre en cause un déficit des apports alimentaires ou une fuite due à des médicaments notamment les diurétiques et la cortisone.

La troisième, un manque de foncier : la diminution de la capacité aérobie entraîne pour des efforts intenses et prolongés une élévation excessive de l’acide lactique car l’organisme doit alors utiliser le sucre musculaire en l’absence d’oxygène. Ce phénomène appelé glycolyse anaérobie est surproducteur d’acide lactique et donc pourvoyeur de crampe. Même un champion très entraîné peut être sujet à cet état s’il dépasse ses limites. La quatrième, un cas particulier : la caféine qui peut être pourvoyeuse de crampe si elle est absorbée en dose excessive ou à la chaleur. A noter que les personnes dont le foie est fragile accumulent la caféine et donc en subissent les effets pervers plus facilement. La cinquième, la position pour les cyclistes peut provoquer une crampe. Elle peut être en cause dans le cas de selles trop basses ou d’un pédalage excessif de la pointe. Il est inutile de consulter le khamasutra pour connaître la meilleure position, consultez votre marchand de cycles ! Et enfin la sixième, une mauvaise circulation veineuse peut se manifester par une crampe.

Les  solutions ?

- Etirez le muscle : par exemple, en cas de crampes au mollet, attrapez votre pied et tirez les orteils progressivement vers vous. En quelques secondes, tout rentre dans l'ordre.

- Massez le muscle endolori, avec du synthol par exemple ou une crème décontracturante.

- pas de froid sur la crampe

-1,5 litre d'eau minérale par jour est recommandé ( plus si vous faites du sport)

Ce simple geste vous réhydratera, et vous apportera aussi une partie des sels minéraux nécessaires à vos muscles, notamment le potassium. Son rôle : hydrater les cellules de votre corps. Dès que l'on fait de l'exercice le corps élimine énormément d'eau et de sels minéraux par la sueur (jusqu'à 1 litre par heure). C'est à ce moment que la crampe vous guette.

Recette express : Idée de cocktail à prendre avant, pendant et après un effort physique : mélangez un demi-litre d'eau minérale à un demi-litre de jus de fruit et ajoutez une pincée de sel.

Bon à savoir,certains médicaments comme les diurétiques ou les laxatifs contribuent au déséquilibre en sels minéraux en favorisant leur élimination.

- Privilégiez les produits laitiers et les fruits secs (abricots, figues…) riches en calcium.

- Le magnésium participe à la relaxation de nos muscles. Les lentilles, les légumes verts et secs ou encore les céréales complètes, tout comme le chocolat font donc partie des aliments de base pour prévenir les crampes.Nos muscles ont besoin de carburant, sinon c'est la panne sèche et la crampe ! Il est donc important de faire le plein de vitamines, de sels minéraux, de protéines et de sucres lents avant de se dépenser.

L'homéopathie

Pour lutter contre les crampes nocturnes, prenez 5 granules 2 fois par jour de Cuprum metallicum 5CH jusqu'à leur disparition. Cet antispasmodique lutte contre les contractions musculaires.

Bon à savoir : votre pharmacien peut aussi vous proposer des médicaments homéopathiques qui ciblent directement les crampes musculaires : Homéofortil®, Sporténine®

La phytothérapie

La viorne : l'écorce de cet arbrisseau (d’Europe et de l’Est de l’Amérique du Nord) calme les crampes musculaires et menstruelles.

Comment l'utiliser : versez 1 litre d’eau froide sur 30g d’écorce séchée. Amenez à ébullition et laissez mijoter à feu doux pendant 5 à 10 minutes. Filtrez et laissez refroidir. Buvez 150ml, toutes les trois ou quatre heures.

Les huiles essentielles

La lavande : son effet apaisant calme les spasmes musculaires et soulage les crampes.

Comment l'utiliser : diluez une à quatre gouttes d'huile de lavande dans une c. à soupe d'huile végétale, puis massez la zone de la crampe.

Le cajeput: cerelaxant musculaire naturel soulage les crampes.

Comment l'utiliser :

- Diluez une à quatre gouttes d'huile de cajeput dans une c. à soupe d'huile végétale, puis massez la zone de la crampe.

- Versez 10 à 20 gouttes dans votre bain.

Bon à savoir : les huiles essentielles sont contre-indiquées chez les femmes enceintes ou allaitantes.

Une cure de magnésium

Le magnésium participe activement à la relaxation des muscles, pas seulement après un effort physique.

Combien de temps : 1 mois.

Inconvénient : une petite intolérance digestive (diarrhée, maux d'estomac) est possible, le prendre plutôt lors des repas.

En pharmacie : Magné B6, Mag 2…en vente libre.

Les décontracturants

Ils décontractent le muscle douloureux.

Combien de temps : 15 jours.

Inconvénients : somnolence.

En pharmacie : Decontractyl®, sur ordonnance.

Les veinotoniques

Ils augmentent la tonicité des parois veineuses et stimulent la circulation sanguine. Vos muscles sont ainsi bien irrigués.

Combien de temps : environ deux semaines.

Inconvénient : ils peuvent provoquer, mais très rarement (1% des cas), des troubles digestifs.

En pharmacie : Daflon®, Endotelon®, Diosmine®, Cyclo 3 fort®, Esberiven fort®, Veinamitol®

Une cure de vitamines B2

Les vitamines B2 participent à la production d'énergie de vos muscles pour les maintenir en forme. Or, un muscle fatigué est plus exposé aux crampes.

Combien de temps : 1 mois.

En pharmacie : Béflavine®

Les sels de quinine

Ils ne peuvent pas être utilisés très longtemps, mais ils ont une efficacité certaine, notamment sur les crampes nocturnes.

En pharmacie : Hexaquine® sur ordonnance…

 

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